Passerelle Centre d'art contemporain
Brest — Fr
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STEINAR HAGA KRISTENSEN
OLA VASILJEVA
CLÉMENCE ESTÈVE

AURÉLIEN FROMENT

03.06 - 02.09.2017





STEINAR HAGA KRISTENSEN

La Période Brune (Origines moqueuses
et scepticisme du doute)

 

03.06 - 02.09.2017

L’idée de période dans l’art est souvent associée à la «période bleue» de Pablo Picasso (1901-04), décrite comme un résultat de luttes personnelles et de perte. Les dernières productions de l’artiste norvégien Steinar Haga Kristensen émergent dans ce qu’il définit comme un temps très «brun» marqué par les troubles politiques, moraux et identitaires de notre monde contemporain. Il l’appelle donc sa «Période Brune».

Ancré dans une mélancolie productive et un certain romantisme, son travail est porté par une large connaissance historique de l’art, un réel engagement sociopolitique, une rapidité de penser, de faire des liens, une vaste production d’œuvres, une vision et un dévouement à ses œuvres. Apparemment drôles, ses pièces peuvent avoir un fort point de départ politique ou
sombre.

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Avec le soutien de l’Ambassade de Norvège en France et de OCA – Office for Contemporary Art Norway.
The idea of the «period» in art is most closely associated with Pablo Picasso’s Blue Period (1901-04), said to have come about as a result of personal struggle and loss. Norwegian Artist Steinar Haga Kristensen’s latest production comes about as the result of what he describes as a very “brown time”, marked by the political, moral and identity struggles of our contemporary world. And so, it is called his “Brown Period”.

Haga Kristensen´s vast production is characterized by a satirical romanticization 
of the modern project. Through visual and conceptual perversion of individualism, liberalism, rationalism and secularism the work discloses the extensive complications of positive production of future in today’s social and economic situation.

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With the support of the Norwegian Embassy in France and OCA - Office for Contemporary Art Norway.




OLA VASILJEVA

Zefiro Torna

 

03.06 - 02.09.2017

En empruntant les moments de l’histoire, de la littérature et des mouvements contre- culturels, Ola Vasiljeva crée des environnements imaginaires dans lesquels se mêlent la sculpture, le dessin, la vidéo et les objets trouvés. Ses installations témoignent souvent d’un désordre vivant, jonchés d’indices de performances invisibles, d’activités obscures et souvent absurdes, comme autant de substituts pour des personnages supposément hors-champ.

Pour son exposition à Brest, l’artiste prend appui sur Zefiro Torna, un des madrigaux de Monteverdi dans lesquels les sentiments humains s’expriment, incarnés par une musique d’une étonnante modernité. Loin de mettre en musique la pièce du maître italien, Ola Vasiljeva en interprète ce qui se passe de l’autre côté du rideau de fond de scène, dans les coulisses, les corridors, les loges...


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Avec le soutien du Fonds Mondriaan
Courtesy de l'artiste, Antoine Levi (Paris) et Supportico Lopez (Berlin)
Borrowing from moments of history, literature, and counter-cultural movements, Ola Vasiljeva creates imaginary environments in which sculpture, drawing, video and found objects commingle. The props and furnishings in her installation often evince an alive disorderliness, as though they stood surrogates for the offstage characters to whom their existence seemingly testifies. As if theatre sets at intermission, my environments are often littered with telling clues of unseen performances, obscure and often absurd activities.


For her exhibition in Brest, the artist is based on Zefiro Torna, one of Monteverdi’s madrigals, in which human feelings are expressed, from the lightest to the deepest, embodied in a music of astonishing modernity. Far from putting into music the Italian master’s play, Ola Vasiljeva interprets what happens on the other side of the backdrop behind the scenes, corridors, backstages…

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With the support of the Mondriaan Fund.
Courtesy the Artist, Antoine Levi (Paris) and Supportico Lopez (Berlin).




CLÉMENCE ESTÈVE

Les vedettes, on ne s'en sépare pas

 

03.06 - 02.09.2017

«Je n’aime pas trop les musées» écrivait, volontairement provocateur, Paul Valery en 1960. S’il semblerait hasardeux de penser que la jeune artiste française Clémence Estève souscrit à cette déclaration, il n’en reste pas moins que, dans le sillon creusé par l’écrivain, son exposition constitue une problématisation poétique de ce qu’est le musée: le lieu de la tension entre le sensible et le scientifique, entre le désir, la recherche de plaisir esthétique et le travail d’organisation et de conservation.

Son exposition est une invitation au voyage à travers des représentations de ces œuvres iconiques ou anodines qui jalonnent nos institutions. En conservatrice omnipotente, Clémence Estève dispose et impose son musée.
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Dans le cadre des Chantiers-résidence, programme de soutien aux artistes émergents en Bretagne mené par Passerelle Centre d’art contemporain et Documents d’Artistes Bretagne.

www.leschantiers-residence.com
“I don’t like museums very much” wrote Paul Valery in 1960 being deliberately provocative. If it might seem risky to think that the young French artist Clémence Estève subscribes to this declaration, in the space created by the author, her exhibition in Brest nevertheless constitutes above all a poetic problemitization of what the museum is: the site of tension between the senses and the scientific, between desire, the search for aesthetic pleasure and the work of organization and conservation.

Her exposition is an invitation to voyage through representations of those iconic or anodyne artworks that punctuate our institutions. As an omnipotent conservator, Clémence Estève disposes and imposes her own museum.
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As part of the Chantiers-résidence program, support program for emerging artists in Brittany led by Passerelle Centre d'art contemporain and Documents d'Artistes Bretagne.

www.leschantiers-residence.com




AURÉLIEN FROMENT

Allegro, largo, triste

 

03.06 - 02.09.2017

Aurélien Froment est allé à la rencontre de Franco Melis, musicien sarde, sonneur de launeddas, cet instrument à vent traditionnel fait de roseaux. L’artiste tente de reproduire à l’écran cette musique polyphonique d’un seul homme. C’est une musique relationnelle, qui passe d’un souffle à l’autre sans aucun support matériel, ni partition, ni enregistrement.

Chaque morceau de musique filmé donne sa durée aux plans, sans coupe ni interruption. Les plans s’enchaînent comme les phrases musicales d’une sonate et jamais ne se répètent. Sans commentaire et sans parole, le film est le lieu d’une exposition et de la représentation d’une musique. Avec toute l’allégresse, la puissance et la mélancolie de l’original.

Production Aurélien Froment et Red Shoes
Coproduction M-Museum Leuven. Avec le soutien de la Fondation Nationale des Arts Graphiques Plastiques, du Irish Arts Council et de Passerelle Centre d’art contemporain, Brest.
Aurélien Froment attempts to bring to the screen the music of Franco Melis, a Sardinian musician, player of the Launeddas (a traditional Sardinian reed flute), is the last representative of one of two long lineages of musicians to have been trained in the traditional manner. It is a relational music, which passes from one breath to the other without any material support, nor score, nor recording.

Each piece of music that is filmed determines the length of the shots, without cuts or interruption. The shots of the film come one after another like the phrases of a sonata and never repeat themselves. Without commentary and without words, the film is the site of an exhibition and of the representation of a musical form. With all the enthusiasm, power and melancholy of the original.
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Production Aurélien Froment & red shoes
Co-production M-Museum Leuven
With the support of the National Foundation of Graphic and Plastic Arts, the Irish Arts Council and Passerelle Center d'art contemporain, Brest.




Passerelle Centre d'art contemporain, géré depuis 1988 par une association d'amateurs d'arts engagés dans la vie de Brest et de sa région, bénéficie du soutien de la Ville de Brest, de Brest métropole, du Conseil Départemental du Finistère, du Conseil Régional de Bretagne et du ministère de la Culture et de la Communication/DRAC Bretagne.
 
Passerelle Centre d’art contemporain est membre des réseaux ACB - Art Contemporain en Bretagne et d.c.a. - association française de développement des centres d'art.

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