Passerelle Centre d'art contemporain
Brest — Fr
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CORITA KENT

WE HAVE NO ART,
WE DO EVERYTHING AS WELL AS WE CAN


15.09.2018 - 05.01.2019

En 1962, Soeur Mary Corita Kent, religieuse au couvent du Cœur Immaculé de Marie à Los Angeles, se rend à la Ferus Gallery pour y voir la fameuse exposition où Andy Warhol adopte la sérigraphie avec sa série Campbell Soup. Artiste, femme, pédagogue, et religieuse Corita ne rentre dans aucune case. Ses sérigraphies montrent une approche célébratoire de la société de consommation, en contrepied des tenants du Pop Art. 1962, c’est également l’année d’un grand mouvement d’ouverture de l’Église à la culture contemporaine. Dans ce contexte d’émancipation, Corita s’approprie le langage de la publicité et laisse la couleur et les mots exploser de liberté. Slogans, paroles de chansons, versets bibliques et citations d’auteur·e·s s’inscrivent librement sur le papier dans une recontextualisation engagée, indissociable de sa foi, véhiculant des valeurs de tolérance mais aussi de résistance face aux inégalités.

In 1962, Sister Mary Corita Kent, a nun at the Convent of the Immaculate Heart of Mary in Los Angeles, went to the Ferus Gallery to see the famous show where Andy Warhol adopted silkscreen printing with his Campbell’s Soup series. As an artist, woman, teacher and nun, Corita could not be pigeonholed. Her silkscreen works showed a celebratory approach to consumer society, running counter to Pop art. 1962 was also the year for a great movement of  openness espoused by the Church with regard to contemporary culture. In that context of emancipation, Corita appropriated the language of advertising and let color and words enjoy an explosion of freedom. Slogans, lyrics, biblical verses and authors’ quotations were all freely committed to paper in an engaged re-contextualization, indissociable from her faith, conveying values of tolerance as well as resistance to inequalities.
 




LOUIDGI BELTRAME

MESA CURANDERA

15.09.2018 - 05.01.2019

Le projet Mesa curandera de Louidgi Beltrame poursuit son exploration des modes d’organisation humaine à travers l’histoire contemporaine. Ses recherches filmiques l’ont ainsi mené dans des lieux aussi chargés qu’Hiroshima, Chandigarh ou encore Brasilia. Aujourd’hui, c’est aux pratiques magiques des guérisseurs du désert côtier péruvien que l’artiste s’intéresse. En 2015, il rencontre le curandero José Levis Picon Saguma dont le travail s’inscrit dans la continuité des rituels de guérison précolombiens. Sa pratique de curandero, terme qui signifie « guérisseur » en espagnol, pourrait être englobée dans celle plus large du chamanisme. José Levis pratique cette forme de médecine vernaculaire, à la limite de la clandestinité, dans des espaces situés à la périphérie des villes, lors de cérémonies de guérison appelées mesas.

Ce projet a été sélectionné par la commission mécénat de la Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques qui lui a apporté son soutien.

Lauréat du programme "hors les murs" de l'Institut français.
Louidgi Beltrame’s project Mesa curandera, continues his exploration of methods of human organization throughout contemporary history. In this way, his research in film has brought him to heavily charged locations such as Hiroshima, Chandigarh or even Brasilia. Today, it is the magical rites of healers on the Peruvian desert coast that interest the artist.
In 2015, he met the curandero José Levis Picon Saguma whose work inscribes itself in the continuity of Pre-Columbian healing rituals. His practice of curandero, a term which signifies “healer” in Spanish, can be included in the larger category of shamanism. During healing ceremonies, known as mesas, José Levis practices this form of vernacular medicine nearly in secret, in areas on the outskirts of towns.




ALEXANDRE LAVET

EVERYDAY, I DON'T

15.09.2018 - 05.01.2019

Le travail d’Alexandre Lavet agit en toute discrétion en évitant tout effet spectaculaire, bien que refusant de disparaître complètement. Il s’attache à produire des œuvres simulant des objets et autres accessoires habituellement visibles dans les salles d’expositions. De nature sobres et caméléons ses œuvres s’ajustent aux caractéristiques du lieu dans lesquelles elles agissent. Elles invitent alors le visiteur à questionner les statuts de l’œuvre et de l’artiste dans le cadre normé de l’espace d’exposition. Au Centre d’art contemporain Passerelle, Everyday, I don’t propose un espace a priori vide dans lequel Alexandre Lavet met en scène une histoire possible de l’espace d’exposition entre montage et démontage, dans l’attente d’une décision de l’artiste qui pourrait ne jamais advenir.

Commissariat : In extenso, Clermont-Ferrand

Dans le cadre de l'aide à la création Clermont-Auvergne-Métropole
The work of Alexandre Lavet acts in total discretion by avoiding any spectacular effects, all the while refusing to disappear completely. He endeavors to produce artworks that simulate the objects and other accessories that are usually seen in exhibition spaces. Fundamentally sober and chameleon-like, his works adjust themselves to the characteristics of the space in which they are engaged. In this way they invite the visitor to question the status of the artwork and of the artist in the standardized context of the exhibition space. At the Passerelle Contemporary Art Center, Everyday I don’t offers a seemingly empty space in which Alexandre Lavet stages a potential narrative for the exhibition space which is between installation and deinstallation, waiting for the decision of the artist which will never come.

Curator : In extenso, Clermont-Ferrand




KATIA KAMELI

YA RAHI

15.09.2018 - 05.01.2019

Ya Rayi est une réflexion sur l’évolution du raï, musique populaire algérienne. En arabe, raï signifie « opinion ». Les artistes y expriment les conditions de vie difficiles et les tabous auxquels les Algériens doivent se plier. Le raï est le reflet de la culture algérienne par sa créolité musicale et textuelle. C’est une musique underground qui a modifié et mixé les codes de différents répertoires existants pour sortir des schémas établis et rendre audible ce qui socialement se murmure.
Le personnage principal est un jeune homme. Son walkman rejoue en boucle des chansons de raï enregistrées sur K7. Il déambule à travers Oran et Paris, s’arrête au magasin Disco Maghreb d’Oran ou flâne dans le quartier de Barbès à Paris, hauts lieux de la culture raï des années 1990.

Ya Rayi is a reflection on the evolution of raï, a popular Algerian music that embodied the need for expressing the difficult living conditions and taboos in Algeria. In Arabic, raï means 'opinion'. Through its music and textual créolité (creolity), rai is mirroring Algerian culture. It is an underground genre which has changed and mixed codes from different existing repertoires to bypass social restrictions and make what is muted heard.
The protagonist is a young man with a Walkman listening to rai tapes. He is wandering, stopping by in front of Disco Maghreb shop in Oran, the historical producer of cheb and cheba. In Paris, he is idling in Barbès neighbourhood, a crucial part in rai development in the 1990s.


L'ATELIER DES PUBLICS



VISITES COMMENTÉES
DES EXPOSITIONS


LE 1er MARDI DE CHAQUE MOIS, 18:00
LE 3ème SAMEDI DE CHAQUE MOIS, 15:00

Bien au-delà d’un simple commentaire sur les œuvres exposées, ces rendez-vous permettent d’engager le visiteur dans une relation critique aux œuvres.
TARIFS
4€/personne
ou gratuit pour les adhérents


ATELIER DU MERCREDI

LE MERCREDI, 14:00-15:30
(hors vacances scolaires)

Destinés aux enfants de 6 à 12 ans, ces ateliers proposent tout au long de l'année (hors vacances scolaires) une découverte de l'art contemporain à travers l'expérimentation des différentes pratiques artistiques comme le dessin, la création d'objets, la peinture, la photographie ou bien la vidéo.

Chaque mercredi, l'atelier des publics se transformera en un immense terrain de jeu propice à l'observation, à la recherche et à la création.
TARIFS
160€ l'année
ou 60€ le trimestre
+ 10€ d'adhésion annuelle à l'association Passerelle

Sur inscription

RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS
l'Atelier des Publics
+33(0)2 98 43 34 95
publics@cac-passerelle.com


ATELIER D'INITIATION À LA SÉRIGRAPHIE

LE MARDI, 18:00-20:00

Dans le cadre de l'exposition de Corita Kent We have no art, we do everything as well as we can, l'Atelier des Publics propose pour tout public un atelier de découverte de la sérigraphie : création de slogan, détournement de publicités, jeux typographiques.
TARIFS
8€/personne
ou 40€/tous groupes constitués

Sur inscription

RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS
l'Atelier des Publics
+33(0)2 98 43 34 95
publics@cac-passerelle.com




Passerelle Centre d'art contemporain, géré depuis 1988 par une association d'amateurs d'arts engagés dans la vie de Brest et de sa région, bénéficie du soutien de la Ville de Brest, de Brest métropole, du Conseil Départemental du Finistère, du Conseil Régional de Bretagne et du ministère de la Culture et de la Communication/DRAC Bretagne.
 
En 2018, Passerelle a reçu le label « Centre d’art contemporain d’intérêt national » du ministère de la Culture.

Passerelle Centre d’art contemporain est membre des réseaux ACB - Art Contemporain en Bretagne et d.c.a. - association française de développement des centres d'art.
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