Passerelle Centre d'art contemporain
Brest — Fr
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RAZVAN BOAR
LENIO KAKLEA
ALISSON SCHMITT
VIRGINIE BARRÉ, ROMAIN BOBICHON
& JULIEN GORGEART

 

02.02 - 27.04.2019





RAZVAN BOAR

DEMO FLASH

Dans une relation ironique et critique au trait, la peinture de l’artiste roumain Razvan Boar joue des allers-retours entre une figuration pop proche du comics et une abstraction gestuelle dans la pure tradition de l’héroïsme picturale. Il voit dans le dessin dans son expression la plus rapide, juste saisie, une condition préalable et sine qua non à l’émergence de l’image peinte. Et pourtant il s’arrête là. Ses figures semblent rester en suspension coincées quelque part entre potentialité et complétude, comme si l’esquisse avait résolu l’équation et qu’il revenait désormais à nous, regardeurs, de poursuivre l’aventure.

Il y a toujours quelqu'un qui habite ses images: une ombre de l'artiste, l'artiste comme œuvre, l'artiste comme processus, peut-être. Ce personnage esquissé se transforme constamment : son nez devient un doigt qui pointe, indiquant qui sait quoi. Le même nez devient phallus dépassant la surface peinte. Ses cheveux figurent soudainement ses propres pensées, prenant la forme de ses désirs - une silhouette féminine nue, caressant son front et son cerveau.

En pendant de ces toiles et œuvres sur papier, l’artiste tente la production en volume avec des fagots d’allumettes démesurées aux têtes pourpres prêtes à embraser l’espace du centre d’art.

 

In a critical and ironic relationship to the gesture, the paintings by the Romanian artist Razvan Boar play upon a back-and-forth between pop figuration related to comic books and gestural abstraction in the pure tradition of pictorial heroism. In getting the rapid expression of drawing just right, he finds a prerequisite and essential condition for the emergence of the painted image. And yet, he stops there. His figures seem to remain suspended, wedged somewhere between potentiality and completeness. It is as if the sketch has resolved the equation and it was now up to us, the viewers, to continue the adventure.

There is always someone inhabiting his images: a shadow of the artist, the artist as the artwork, perhaps the artist as process. This sketched character is constantly evolving: his nose becomes a pointing finger, signifying who knows what. The same nose becomes a phallus emerging from the painted surface. His hair suddenly depicts his own thoughts, taking on the form of his desires – a nude feminine silhouette caressing his forehead and brain.

And among the paintings and works on paper, the artist attempts a work in volume made with bundles of over-sized matches with purple heads, ready to set the art center on fire.






LENIO KAKLEA

ENCYCLOPÉDIE PRATIQUE

« Je n’ai jamais eu d’idées chorégraphiques mais je réfléchis en répétant. La danse est une pratique située qui permet de combiner plusieurs corps. Elle suppose des activités routinières qui amènent à se familiariser avec des matériaux, articule différentes façons de se mouvoir dans le monde et permet d’inventer des déviations, des raccourcis ou des détours. Dans le studio, le corps se plie à des exercices, incorpore des techniques, se transforme, apprend à se regarder, à fuir ou à disparaitre. »

De janvier à septembre 2017, la chorégraphe Lenio Kaklea est allée à la rencontre des habitant·e·s d’Aubervilliers afin de collecter leurs pratiques. Au cours de son enquête, elle a rassemblé 300 témoignages révélant la diversité des habitudes, des rituels et des métiers qui constituent cette ville de banlieue parisienne. La transcription de ces témoignages a pris la forme de six portraits chorégraphiques où point la convergence entre son propre langage corporel et celui de ces praticien·ne·s.

En partenariat avec Le Quartz, Scène nationale de Brest
Dans le cadre du festival DañsFabrik 2019

"I've never had any choreographic ideas, but I think as I rehearse. Dance is a situated practice that allow for a combinaison of several bodies. It involves routine activities that lead to familiarity with materials, articulates different ways of moving in the world and allows for the invention of deviations, shortcuts or detours. In the studio, the body exercises, incorporates techniques, transforms itself, learns to look at itself, to run away or to disappear. »

From January to September 2017, choreographer Lenio Kaklea met the residents of Aubervilliers to collect their practices. She gathered 300 testimonies through her investigation revealing the diversity of habits, rituals and professions that compose this Parisian suburban city. The transcription of these testimonies took the form of six choreographic portraits that show the convergence between her own body language and the practitioners’.




ALISSON SCHMITT

KARMAMOUSSE

Le titre de l’exposition personnelle d’Alisson Schmitt sonne comme la marque d’un de ces tapis aux propriétés ayurvédiques qu’on trouve chez Nature & Découvertes.

En jouant avec les méthodes et stratégies de consommation, la jeune artiste pose ainsi le décor d’une nouvelle situation au cœur de sa pratique qui, depuis plusieurs années, problématise, use et abuse des codes de ce qu’il est commun de nommer « le marché du bien-être ».

L’artiste nous convie dans un scénario de son invention dont nous sommes les participants. L’exposition devient espace à jouer et à pratiquer où les arcanes du tarot de Marseille se déroulent sur des tapis de yoga (enfin pas toutes, seulement celles qui portent traditionnellement des leggings), où la Tempérance et le Diable partagent l’affiche d’un docu-fiction avec une danseuse ayant vécu en Inde, le tout à la lumière lancinante des flammes.


En partenariat avec Documents d'Artistes Bretagne
Dans le cadre des Chantiers-Résidence

www.leschantiers-residence.com

Alisson Schmitt solo exhibition’s title sounds like the brand name of one of these Ayurvedic carpets you can shop at Nature & Découvertes.

Playing with marketing methods and strategies, the young artist sets the scene for a new situation at the heart of her practice, which for several years has problematized, used and abused the codes of what is commonly referred to as "the well-being market".

The artist invites us as participants to a scenario she made up. The exhibition becomes a space to play and practice where the Tarot de Marseille arcanas take place on yoga mats (well, not all of them, only those traditionally wearing leggings), where is screened a docu-drama featuring the Temperance, the Devil and a dancer who lived in India. All that in the throbbing light of the flames.





VIRGINIE BARRÉ, ROMAIN BOBICHON
& JULIEN GORGEART

LA CASCADEURE

La cascadeure est une série originale en 6 épisodes créée par trois artistes.

La cascadeure est un objet visuel aux contours cinématographiques, dans lequel on y retrouve l’organisation technique de tournages de courts-métrages, bien qu’ici toute l’équipe et la plupart des comédiens soient plasticiens.

Parallèlement à cette composition artistique, Virginie Barré, Romain Bobichon et Julien Gorgeart invitent à chaque épisode un/une artiste ou duo d’artistes à teinter les épisodes de leur univers. Les artistes ayant collaboré à ce projet sont Florence Doléac, Camille Girard et Paul Brunet, Olivier Nottelet, Lili Reynaud-Dewar, Yoan Sorin.
 

Production 36secondes / Patrice Goasduff

Avec le soutien de la Région Bretagne (en partenariat avec le CNC) et du centre d’art 40mcube, Rennes

Avec la participation de Passerelle Centre d’art contemporain, Brest, d’Ars Ultima - Stein & Guillot Art Foundation, mécène et du Frac Bretagne et l’aide de L’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne – Site de Quimper

La cascadeure (The Lady Tumbler) is a six part original series created by three artists.

La cascadeure is a visual object with cinematographic outlines, in which we find the technical organization used for film sets and shorts, while of course in this case the entire crew and the majority of the actors are artists.

In parallel to this artistic composition, in each episode Virginie Barré, Romain Bobichon and Julien Gorgeart invited an artist or a duo of artists to add color to the episodes with their artistic vision. The artists who collaborated on this project are Florence Doléac, Camille Girard and Paul Brunet, Olivier Nottelet, Lili Reynaud-Dewar, Yoan Sorin.





Passerelle Centre d'art contemporain, géré depuis 1988 par une association d'amateurs d'arts engagés dans la vie de Brest et de sa région, bénéficie du soutien de la Ville de Brest, de Brest métropole, du Conseil Départemental du Finistère, du Conseil Régional de Bretagne et du ministère de la Culture / DRAC Bretagne.

Passerelle est labellisé « Centre d’art contemporain d’intérêt national » par le ministère de la Culture.
 
Passerelle Centre d’art contemporain est membre des réseaux ACB - Art Contemporain en Bretagne et d.c.a. - Association française de développement des centres d'art contemporain.