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Eleanor Antin Valerie Bäuerlein Maryam Jafri Astrid Klein Suzanne Lafont Dorit Margreiter Rainer Oldendorf Ines Schaber Katharina Schmidt Laurie Simmons Clemens von Wedemeyer
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exposition du 25 septembre au 19 décembre 2009 vernissage vendredi 25 septembre 2009, 18h30
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> télécharger le dossier de presse au format .pdf Le centre d'art passerelle présente, jusqu'au 19 décembre 2009, une exposition collective intitulée « Mise en scène ». A travers les œuvres de 11 artistes internationaux, elle s'articule autour de références cinématographiques et/ou théâtrales mises en jeu dans la représentation des espaces et des narrations dans l'art contemporain. Ce n'est pas le médium utilisé qui fait référence au cinéma ou au théâtre mais la conception des espaces, la construction des narrations : les œuvres des artistes présentés ici, recréent et mettent en scène des narrations, issues de la vie quotidienne, de situations sociologiques contemporaines, suivant des techniques propres au cinéma ou au théâtre (plan fixe de la scène, plan séquence sur des images qui se succèdent les unes aux autres). Cette exposition s'interroge aussi sur la représentation et la construction des espaces, qu'ils soient domestiques ou privés, ou de genre (féminin-masculin) et par conséquent sur la place et le rôle de la femme et de l'homme dans la société actuelle. Les frontières entre la réalité et la fiction se confondent. Ces photographies, sérigraphies, collages, vidéos, aquarelles nous montrent des images construites suivant une narration qui diffère selon nos propres ressentis, notre histoire personnelle. Eleanor Antin 100 BOOTS, 1971-1973/2005 100 BOOTS est une œuvre conceptuelle composée de 51 cartes postales de 100 bottes en caoutchouc noires photographiées dans des situations spéciales, souvent dramatiques ou énigmatiques. Entre les mois de mars 1971 et juillet 1973, ces cartes ont été envoyées à un millier de personnes (artistes, écrivains, danseurs, critiques, musées, galeries, bibliothèques, magazines) dans le monde - ou plus communément appelé dans le Monde de l'Art. Ces envois postaux se sont fait à des intervalles irréguliers, variant de 3 jours à 5 semaines, se basant sur ce que l'artiste considérait être comme "les nécessités internes de la narration". L'aventure des 100 BOOTS a commencé par des activités quotidiennes de la banlieue (At the Bank, In the Market), elles ont ensuite commis leur premier crime (100 BOOTS Trepass) et après, ont entrepris une série d'aventures dans des ranchs abandonnés, sur des bateaux, à l'occasion de petits-boulots ou de leur renvoi de ces boulots, elles sont allées à la guerre et ont même connu une histoire d'amour qui s'est mal finie. En mai 1973, triomphantes, les 100 Boots sont entrées au Musée d'Art Moderne de New York, à l'apogée d'un remarquable travail qui personnifia l'esprit d'une génération et changea la signification de l'art. Quand ces héros légendaires arrivent à New York, elles sont devenues des icônes culturelles, représentatives d'une nouvelle expérience américaine. Chargées de commentaires sociaux perspicaces, 100 Boots évoquent avec force l'Amérique à l'époque de la guerre du Vietnam. Valerie Bäuerlein cocoon, 2004-2005 Les courts métrages de Valerie Bäuerlein montrent des acteurs amateurs dirigés et mis en scène par l'artiste dans des situations de la vie quotidienne, dans leurs propres espaces privés. La caméra filme en plan fixe des séquences de 5mn dans lesquels les personnages réalisent leur scène, qui semble banale et monodimensionnelle. Structurellement parlant, l'activité est l'élément central du film sur lequel les images en mouvement se basent. Toutefois, la caméra ne suit pas le déroulement complet de l'action, mais fixe l'espace qui devient alors la scène, voire les coulisses, bien distinctes de l'espace extérieur. Ces films reprennent des scènes issues de certains standards du cinéma, et deviennent également les portraits en mouvement de certains tableaux de la peinture de genre. Maryam Jafri Entrance : Desire, 2003 Cette installation vidéo, composée d'une double projection, reflète les relations entre le lieu, le désir et la subjectivité. L'espace mis en scène, qui oscille entre le réel et l'imaginaire, construit suivant la réalité architecturale de l'espace d'exposition, forme le cadre pour une femme qui semble être entre deux lieux et deux hommes. Ces deux films sont pris au même endroit, mais suivant deux perspectives différentes, de sorte que ces images agissent comme un miroir déformant, contribuant à montrer les défauts de l'autre. Le manque de distinction entre ce qui est de l'ordre du passé et le présent, la confusion de l'identité de chacun des personnages et l'absence totale de narration, donnent un langage différent de celui du cinéma, mais s'étendent plutôt vers le fait que l'installation, avec son caractère tridimensionnel, situe la narration et l'espace du film au même niveau et sur le même plan que celui du spectateur. Astrid Klein der damit verbundenen Verstrickung... , 1980 l'image lui-même, 1980 c'est quoi le changement, 1980 il faut être absolument moderne, 1980 Moi je n'ai plus..., 1980 Sie wollte von Anfang an etwas Außergewöhnliches werden, 1978-2003 sich selbst ist es von allen Seiten her gleich gleichmässig begegnet es seinen Grenzen, 2002 Ohne Titel (Travaillez-vous ?), 1979 no one moment impedes another, 2004 Les photomontages d'Astrid Klein, datant pour la plupart des années 1970, permettent de voir le chemin parcouru par (et grâce à) la cause féministe depuis cette période, mais qui, selon l'artiste, n'est pas fini. La démarche artistique d'Astrid Klein, tout comme celui de Barbara Kruger et Cindy Sherman, s'inscrit dans le plein essor de la culture médiatique de la société occidentale des années 1970. Astrid Klein emprunte, ici, des silhouettes parues dans des revues de mode des années 60, dont les modèles oscillent entre la froideur torride des blondes hitchcockiennes et les icônes plantureuses à la Brigitte Bardot. Ses photographies, peintures et installations ont contaminé, déconstruit et relancé la relation entre l'image photographique et le texte, pouvant être interprétée comme une métaphore de l'épanouissement personnel et sa représentation dans la société. Aussi, elle radicalise son discours avec des clichés empruntés au cinéma qu'elle travestit en roman-photo. On a alors accès au "off" du propos de ce genre de littérature populaire destinée aux ménagères. Entre roman romantique et histoires d'espionnage, la représentation du personnage féminin dans le roman-photo fait apparaître très largement le regard scopophilique (le plaisir de regarder) masculin, voire le voyeurisme et la fétichisation du corps féminin. Les images d'Astrid Klein offrent la possibilité d'analyser les questions de représentation et de perception des femmes dans la culture dominante, encore discutées à ce jour par certains théoriciens. Suzanne Lafont Index (English series), 2007 le Défilé, 1996 L'œuvre de Suzanne Lafont développe par le photographique des questionnements fondamentaux qui prennent les formes de séries, de séquences ou de suites d'images au sein desquelles les figures constituent une amorce de typologie de l'homme ordinaire. Elle utilise l'allégorie pour théâtraliser le quotidien et inventer des scènes-rébus qui travaillent le langage et l'inconscient de la vue. Index rassemble une série d'images et de mots pour faire une sorte de dictionnaire. Des photographies de différentes choses et objets quotidiens sont associés à des mots en anglais, classés par ordre alphabétique. Cette procédure rompt avec les catégories de classification standards afin de permettre un regroupement nouveau et inattendu du monde à travers sa diversité déroutante. Les figures de défilé se détachent d'un fond gris et uni ; les décors sont des portions all-over découpées dans l'urbain. Une jeune femme se faufile ici, entre les façades d'immeubles dont les fenêtres reflètent le ciel et les arbres environnants, dans le monde éclaté de l'environnement moderne. A l'inclinaison de son corps répond la courbe d'une digue fluviale. Cette passante amorce le défilé des figures par une action rudimentaire : marcher. Les personnages du Défilé évoluent dans un territoire sans frontière ni clôture et, s'activant en un lieu sans sol, deviennent des marionnettes. Dorit Margreiter some establishing shots, 1999 Grandeur et Décadence d'un Petit Commerce de Cinema, 2004 Le titre de l'installation vidéo, créée pour la biennale de Liverpool fait référence à Jean-Luc Godard. Les deux films présentés portent sur la location importante des espaces publics, des rues de la ville de Liverpool à l'industrie cinématographique en Grande-Bretagne. Ces espaces servent particulièrement de toile de fond à des films historiques qui se jouent à Rome ou à Dublin. Le son qui accompagne ces deux projections simultanées, est la voix d'Alexandre Promio, un des opérateurs qui a travaillé pour les frères Lumières. Dans la narration de ce journal intime fictionnel, il rapporte ses souvenirs de ses voyages à Athènes, à St. Peterbourg, etc... où il a sensément présenté le "cinématographe", une unité mobile, qui était constitué d'une caméra, d'un développeur et d'un projecteur. Les prises de vue de Promio ont été produites dans différentes villes et ont été présentées sur des foires etc..., à côté d'attractions comme les lanceurs de couteaux. Ainsi, il se faisait le diffuseur de l'image, du reportage des films dans les villes. Rainer Oldendorf Untitled, 2008 Légende, 2005 La présentation du travail de Rainer Oldendorf se compose de trois éléments distincts : deux banquettes (« Liege, 13 april 1968 », 2006), un film vidéo (« Legende », 2005) et deux sérigraphies (« Untitled », 2008). Le film est conçu comme un diaporama, composé d'images fixes et animées, montrant dans une succession de séquences lentes, des situations et des actions de la vie quotidienne. La narration de ce filme ne s'inscrit pas dans une structure strictement linéaire, fixe, mais naît de l'absence de lien entre les images qui se succèdent, entre les espaces réels et fictifs. L'idée de ce film réside dans son double sens : d'une part, la narration immanente du film est subjective suivant nos propres ressentis ; d'autre part, le film fonctionne comme une sorte de sous-titrage ou de commentaire de la réalité : le spectateur, installé sur les banquettes, ne voit pas seulement le film mais aussi le monde réel qui l'entoure, celui de derrière l'écran, venant de l'extérieur du bâtiment, ainsi que les sérigraphies accrochées au mur. Ces dernières sont une superposition de couches, créant une narration multiple, comme peut l'être un tableau d'écolier. Ines Schaber celebration, 2000 résidence privée appelée « Celebration », appartenant au site de Disney World en Floride, qui répond d'un certain style de vie et dans lequel vivent les employés et les acteurs du parc d'attractions. Les architectures de cette résidence privée se distinguent à peine de celles du parc d'attractions ; des architectures, conçues comme les coulisses de ce parc, qui évoquent une image de la société orientée vers les loisirs et les divertissements. De plus, l'environnement réel, privé, peut être utilisé comme toile de fond, scène, lieu pour des tournages. Les frontières entre le réel et l'imaginaire, entre ce qui est de l'ordre de l'habitat privé et le paysage ‘fabriqué' se confondent non seulement dans la représentation cinématographique mais aussi dans l'utilisation et la perception. Katharina Schmidt la Grande Motte, 2009 Centre Bourse, 2006 La démarche de Katharina Schmidt s'appuie sur une pratique du dessin et de la peinture qui embrasse des formes et des techniques diverses : figures stylisées, formes géométriques issues de l'architecture ou symboles évoquant l'univers du graphisme industriel ou publicitaires, vues de paysages urbains d'une précision photographique réalisées à l'aquarelle comme pour la série Centre Bourse , ou au crayon pour la série La Grande Motte. Katharina Schmidt explore les ressources symboliques et formelles de ces représentations en les soumettant à des opérations de reproductions, répétitions, jeux d'échelles, superpositions, rythmiques entre vide et saturation. Les images sérigraphiées de la série La Grande Motte, agrandies et démultipliées investissent l'espace à la manière d'un papier peint, détournant le registre décoratif du motif au profit d'une dialectique ouverte entre intérieur et extérieur, espace urbain et domestique, sphère publique et privée. Centre Bourse représente un centre commercial à l'américaine dont c'était la mode dans les années 70 : un bâtiment-paysage au centre de la ville de Marseille. L'aquarelle bleue joue avec le cliché méditerranéen ; c'est aussi la couleur de la ville et de son club de football, il a une connotation très populaire. Dans ce travail et sous la forme de photogrammes successifs qui feraient penser à un storyboard ou un film amateur, la ville apparaît comme le lieu où se confrontent un idéal rationnel de l'espace collectif et une nature complexe et anarchique continuellement en métamorphose. Laurie Simmons in and around the house, 1976-1978 Cette série de photographies en noir et blanc, datée de 1976-1978, montrent des intérieurs mis en scène dans le style de la fin des années cinquante. Ces maisons de poupées son aménagées et décorées minutieusement avec des meubles, des objets en miniature, des cartes postales, des livres, des journaux, des pamphlets, et d'une poupée qui représente une femme. Les scènes bricolées de ces images donnent le schéma, comme un ‘storyboard', d'un film à l'intensité psychologique extrême. La succession de ces images, de ces thèmes et de ces contenus sont la réminiscence de certains films, comme « Psychose » d'Alfred Hitchcock ou « Répulsion » de Roman Polanski. Mais, de part son regard, le spectateur projette également ses propres expériences du quotidien, sa mémoire culturelle cinématographique, littéraire, etc... dans la construction de la narration de ces photographies. Clemens von Wedemeyer occupation, the making of, 2002 durée : 11 min 40 Sur une pelouse, dans l'obscurité, 200 figurants se tiennent debout dans un rectangle dessiné au sol. Ils attendent les instructions de l'équipe de tournage qui les entoure et qui s'apprête à filmer une scène de foule dans la nuit. Dès la première minute, la situation dégénère en une logique absurde qui s'auto-entretient et dont la cause demeure invisible : information et instructions deviennent indépendantes, les actions ne mènent nulle part, et les malentendus ne manquent pas de survenir. L'atmosphère en devient tendue ; l'équipe de tournage essaie de maîtriser la situation, en recourant à tous les moyens techniques et formels que le cinéma peut offrir, jusqu'au point où le tournage et l'ensemble des participants échappent entièrement à tout contrôle. Le film montre le tournage d'un film ; le making of double cette perspective en montrant le tournage du tournage d'un tournage - ce qui n'est pas moins absurde que le process du film lui-même. En fait, la thématique ne varie pas : une équipe de tournage produisant une scène de foule, la nuit. Mais cette fois de « vraies » personnes sont en action, et non des acteurs. commissaire de l'exposition / curator : Ulrike Kremeier
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rendez-vous autour de l'exposition vendredi 25 septembre, 18h30 - 21h vernissage de l'exposition de groupe / mise en scène entrée libre samedi 26 septembre, 16h parcours urbain rdv au centre d'art passerelle 3€ /gratuit pour les adhérents mercredi 30 septembre, 14h-16h reprise de l'atelier du mercredi 160€ l'année + adhésion samedi 03 octobre, 15h visite guidée des expositions 4€ / gratuit pour les adhérents samedi 03 octobre, 16h visite pour les enfants (6-12 ans) de l'exposition / mise en scène 1,5€ / gratuit pour les adhérents mercredi 07 octobre, 11h visite préparatoire à la venue d'un groupe de l'exposition / mise en scène (ces visites s'adressent aux enseignants, animateurs ou responsables de groupes constitués) gratuit jeudi 08 octobre, 17h30 visite préparatoire à la venue d'un groupe de l'exposition / mise en scène (ces visites s'adressent aux enseignants, animateurs ou responsables de groupes constitués) gratuit mardi 13 octobre, 18h rencontre spéciale / regards croisés avec l'artothèque du musée des beaux-arts de Brest 2€ / gratuit pour les adhérents samedi 17 octobre, 15h visite guidée des expositions 4€ / gratuit pour les adhérents du 21 octobre au 03 novembre projection du film Occupation de Clemens von Wedemeyer au cinéma Les Studios à Brest mercredi 21 octobre, 11h visite préparatoire à la venue d'un groupe de l'exposition / mise en scène (ces visites s'adressent aux enseignants, animateurs ou responsables de groupes constitués) gratuit du mardi 27 au vendredi 30 octobre, 14h - 17h les petites fabriques : atelier de création pour les enfants (6 - 11 ans) autour de l'exposition / mise en scène 70€ les 4 jours/60€ pour les adhérents samedi 31 octobre, 16h parcours urbain rdv au centre d'art passerelle 3€ /gratuit pour les adhérents samedi 07 novembre, 15h visite guidée des expositions 4€ / gratuit pour les adhérents mardi 10 novembre, 18h rencontre spéciale / visite surprise par Bettina Hutschek 2€ / gratuit pour les adhérents samedi 14 novembre, 16h-18h workshop de l'automne : atelier de découvertes pour les 6-11 ans autour de l'exposition de groupe / mise en scène 8€ / 7€ pour les adhérents mercredi 18 novembre, 11h visite préparatoire à la venue d'un groupe de l'exposition / mise en scène (ces visites s'adressent aux enseignants, animateurs ou responsables de groupes constitués) gratuit du 18 au 24 novembre projection du film Occupation de Clemens von Wedemeyer au cinéma L'Image à Plougastel-Daoulas jeudi 19 novembre, 17h30 visite préparatoire à la venue d'un groupe de l'exposition / mise en scène (ces visites s'adressent aux enseignants, animateurs ou responsables de groupes constitués) gratuit samedi 21 novembre, 15h visite guidée des expositions 4€ / gratuit pour les adhérents samedi 28 novembre, 15h (attention : changement d'horaire) parcours urbain 3€ / gratuit pour les adhérents du 02 au 08 décembre projection du film Occupation de Clemens von Wedemeyer au cinéma Le Bretagne à Saint-Renan samedi 05 décembre, 15h visite guidée des expositions 4€ / gratuit pour les adhérents mardi 08 décembre, 18h rencontre spéciale / à-travers les livres (sous réserve) 2€ / gratuit pour les adhérents samedi 12 décembre, 16h visite pour les enfants (6-12 ans) de l'exposition / mise en scène 1,5€ / gratuit pour les adhérents samedi 19 décembre, 15h visite guidée des expositions 4€ / gratuit pour les adhérents
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